L’un des principaux défis à relever pour rendre la technologie de la blockchain prête pour une adoption de masse est la scalabilité (ou mise à l’échelle). Aujourd’hui, la plupart des blockchains ne peuvent traiter qu’une poignée de transactions par seconde, tandis que les réseaux de paiement comme VISA prennent en charge plusieurs milliers de transactions par seconde.

Il existe un certain nombre de méthodes différentes pour faire des blockchains scalables et chez Horizen, nous étudions deux de ces solutions possibles. L’une d’elles est la construction d’un protocole Block-DAG, l’autre permet les sidechains, nous en saurons plus sur les sidechains dans un autre article.

Le terme DAG signifie “Graphique Acyclique Dirigé” (Directed Acyclic Graph). La structure à gauche est un graphique simple, composé de noeuds reliés par les bords. Dans le cas d’un graphique dirigé, chaque connexion a une direction, indiquée par les flèches. Enfin, un graphique acyclique dirigé - DAG - ne permet pas que les noeuds soient reliés de manière circulaire, comme ce que vous pouvez voir dans la partie inférieure du graphique dirigé.

DAG in FR DAG in FR

Un bloc dans le Block-DAG est presque le même qu’un bloc de blockchain. Un bloc dans un DAG possède également un en-tête de bloc et contient un certain nombre de transactions, tout comme un bloc dans la blockchain. Il est également miné par les mineurs, c’est-à-dire que ces derniers essaient de trouver la réponse à une tâche de calcul en devinant au hasard. Le mineur qui trouve la réponse crée le bloc. Cette méthode d’obtention d’un consensus sur l’ordre des transactions est la même que celle utilisée par la plupart des blockchains, à savoir la preuve de travail (PoW), que nous expliquons plus en détail dans notre section technologie.

La principale différence est que les blocs de la blockchain font toujours référence à un bloc (le précédent), alors qu’un bloc du Block-DAG peut faire référence à plusieurs blocs précédents. Un autre ajustement est nécessaire afin d’établir un ordre définitif des blocs d’un DAG. Nous expliquons également comment fonctionne l’établissement de cet ordre dans la section Avancé.

En supposant que les deux types de blocs, celui dans la blockchain et celui dans le Block-DAG contiennent le même nombre de transactions, il suffit de regarder le graphique ci-dessous pour comprendre que le DAG traitera plus de transactions dans une période de temps donnée que la blockchain. Il y a simplement plus de capacité de stockage dans le Block-DAG par rapport à la blockchain.

Le DAG introduit une sorte de “bidimensionnalité” dans la structure de données autrement strictement linéaire ou unidimensionnelle de la blockchain et est considéré comme une approche prometteuse pour faire évoluer les réseaux décentralisés.

Si vous voulez en savoir plus sur les graphiques acycliques dirigés, n’hésitez pas à consulter notre article à ce sujet au niveau supérieur.

DAG Blockchain in FR DAG Blockchain in FR

Résumé

Le Block-DAG utilise le même mécanisme de consensus qu’une blockchain afin de convenir de l’ordre des événements, mais utilise une structure différente pour relier les différents blocs. La promesse de DAG est d’augmenter le débit d’un grand registre décentralisé de quelques transactions par seconde à possiblement des milliers. Le temps nous dira si la technologie Block-DAG peut tenir cette promesse.